En janvier dernier j’avais pris la résolution
D’aller faire d’la gym tous les mardis sans exception,
Un looping de trop dans la descente de Courchevel
Et me v’la plâtré(e) à cause de cette sacrée gamelle!
Refrain
Y’a des jours comme ça,
Tu restes planté là,
La fête chez Manu c’était d’enfer, Ah quelle soirée !...
La musique à fond, tout’ la nuit on s’est éclatés,
A huit heures du mat’ , fallait s’décider à rentrer,
Là c’était l’bouquet: plus d’ bagnole, on m’l’avait piquée!
Au refrain
L’amour de ma vie et moi, on va se séparer
A cause d’une banale histoire de plat cuisiné:
‘Paraît qu’une omelette, ça se cuit des deux côtés?
Moi j’ les préfère baveuses, on n’arrête plus d’se chamailler!...
Au refrain
En achetant mes clopes j’fais un loto pour rigoler,
La super-cagnotte à 100 patates, ça fait du blé!
Le jour du tirage j’en rev’nais pas, j’avais gagné!
Mais j’te dis pas l’ticket sortant d’la machine à laver!...
Au refrain
J’crois bien qu’aujourd’hui c’est enfin le bout du tunnel,
L’horoscope annuel ne m’annonce que des bonnes nouvelles,
Je vais m’relooker pour avoir un air plus actuel:
Faire couper mes ch’veux , changer de tête y’a rien d’tel!
Refrain 2
Y’a des jours comme ça,
Tu te plantes là, bien droit,
Et tu sens déjà
Qu’la chance est pour toi!
Il faudra aussi que j’mette un peu d’argent d’côté,
Ca s’ra vachement dur, j’voudrais m’acheter des tas de CD,
‘Pis r’prendre le jogging, histoire de m’ refaire une santé,
Et dans la foulée, tiens, j’arrêterai de fumer!
Au refrain 2
Pour être plus à l’aise je vais me remettre à l’anglais,
Aux films en V.O., aux fêtes dans les pubs irlandais,
J’dirai même bonjour à mon gardien tous les matins,
Lui qui n’parle jamais qui n’fait qu’aboyer comme son chien!
Au refrain 2
Et puis cette année, c’est sûr, je vais la rencontrer,
L’âm’-soeur avec qui j’ai tellement d’choses à partager:
Un studio-cabine-cuisine-placards, vue sur la cour,
Sera le refuge secret de notre nid d’amour!...
Au refrain 2
Chanson menue
Chanson menu
De jour de diète
Chanson que tu
Siffles en aparté
Chanson menue
Tout’ en légèr'té
Chanson menue
Toute ténue
Chanson menu
Spécial minceur
Chanson émue
Qui vous remue
Chanson venue
Du fond du cœur
Chanson menue
Pour les esthètes
Chanson menu
De lend'main d'fête
Chanson que tu
Aim'ras peut-être
Chanson menue
Dédiée aux maîtres
Chanson menue
Ou chansonnette
Chanson menu
de midinette
Chanson que dé-
jà tu fredonnes
Chanson menue et
qu'on affectionne
Chanson revue
Et corrigée
Ami Lulu
L’as-tu relue
Chanson revue
Et défilé
Chanson connue
Et reconnue
Chanson pourvue
De mille éclats
Chanson velue
Barbe à papa
Chanson salut
A nos soldats
Chanson tout’ nue
Et pourquoi pas
Chanson Nabu-
chodonosor
Chanson rébus
Et plus encore
Chanson rompue
Par trop d’efforts
Chanson repue
Pis qui s’endort
Ouvrir la carte
Du "Tendre Coeur"
Jeux de quartes
Accords majeurs
Son chant nu me
Rossinise ,
Me Ludwigu', me
Concertise …
Ces harmonies qu’hennit Mozart c'est
Les odeurs d'absinthe
Au fond d’un café
Jeux de quintes
Accords défaits
Son chant nu me
Baud'lairise ,
Me poètise, me
Rimbaldise …
Bleu lapis lazuli
Et pâles lueurs
Jeux de sixtes
A corps mineurs
Son chant nu me
Gauguinise ,
Me Matisse, me
Tahitise …
Ô le chant anathème
Mais béni des Dieux
Accord septième
Et note bleue ,
Son chant nu me
Louisianise …
Me métisse, me
New-Orleans …
Ces harmonies que ni Mozart
Ni Beethov'n d'ailleurs ...
Les " non " de nos non-dits
Ont toujours un nom,
Un nom que l’on maudit
Sans jamais l’dire Ô non.
Que ce jeu de maux,
Lancinant’ mélodie
Pour l’amour des mots…
Le " non " de nos non-dits,
Un " non " qu’en dit trop long,
Qui donn’ envie d’brandy
Quand ça tourn’ pas rond !
Ô les secrets enfouis
Pour ne pas le blesser,
Ce cœur que l’on chérit,
Ne pas le faire pleurer !
L’entrav’ au pied du surfeur
Fait de lui un bagnard,
Qui rêv’ de trouver lame-sœur,
Gare aux lames de rasoir,
Qui blessent l’amour à mort,
Donnent de l’amer à boire,
Découpent les coups du sort
En delirium-déboires…
Tous les " non " des non-dits
Sont des maux d’amour,
Ô la Divine Comédie,
Des appels au secours.
J’ai besoin de ta tendresse
Et de ta voix chérie,
De nos chaudes caresses,
De nos frissons d’envie…
Dans la rue de l'Orme à Martin,
La nuit tremble jusqu'au matin.
Tout c'que tu veux, tu peux l'trouver,
La jungle se met à trembler ...
Le Zombie Bar
Devient une mare
Pour Perfectos
Qui zonent trop tard (bis)
Dans la rue de l'Orme à Martin
Y' a un p'tit resto marocain
Toi, tu bois une bière en priant
Pour que j'arrive vite, maintenant!
Y'a pas d' Barbie
Que des loubards
Un peu zarbis (bis)
Dans la rue de l'Orme à Martin
Tu cours vers moi, tu cries d'amour,
Caresses-passion, baisers sans fin,
Regards profonds, le souffle court...
Au Zombie Bar
Loin derrière nous
Deux balourds beurs
Rappent pour rire mou (bis)
Loin d'la rue de l'Orme à Martin
On va écouter nos copains,
Aucune barrière n'est plus de mise
L'amour et la musique nous grisent…
Le Zombie Bar
Rideau baissé
C'est du billard
Pour cafarder (bis)
Qu'on est loin de l'Orme à Martin
Quand arrive le petit matin !…
Doucement s'insinue ta main,
Ton corps, mon corps ne font plus qu'un…
Le Zombie Bar
A disparu
Dans les brouillards
De Malibu (bis)
De la rue de l'Orme à Martin
Bientôt il ne reste plus rien.
Le temps, l'espace ont lâché prise
La mémoire s’ est fait la valise…
Au Bar Bizon
Papillon vole,
Bloody, houblon,
Rhum agricole (bis) …
Comme un mirage
Ton pâle visage
Dans un nuage
A disparu....
Sur le rivage,
Mon coquillage
Attend, trop sage,
A corps perdu.
Lorana Rock
Lorana Rock
Turn off the sheet.
Accord sauvage,
Amour-message,
Regards-partages,
Signaux d’fumée....
Démons-dommages,
Discours-ramages,
Je prends le large
Pour m’échapper.
L’téléphone sonne,
Y’a plus personne,
Trop de violence
Pour l’ambulance!...
Mon cœur frissonne
Et s’abandonne
Prends-en conscience
Dans ton errance.
De mon mal des mois d’hiver
Et de mes mots d’émoi…
Exaucez mes dernières
Volontés, aidez-moi
A réchauffer l’hiver,
A dissiper l’effroi…
Et puis débarrassez-moi
De ces mailles à l’envers
Qui filent à l’endroit
Où le cœur se resserre,
Où le corps se tient à l’étroit
De peur qu’on le condamne,
Qu’on le déclare hors-la-loi,
Qu’on le brûle, qu’on le damne…
Qu’on exhorte sa chair
A accepter la loi
Du plus froid des enfers
Du plus noir des trépas…
Enlevez-moi dans l’heure
Ces mailles à l’envers
Allant droit vers le cœur
De mon hivernal désarroi…
Ô oui débarrassez-moi
De ces mailles à l’envers
Qui filent à l’endroit
Où le cœur se resserre,
Où le corps se tient à l’étroit
De peur qu’on le condamne,
Qu’on le déclare hors-la-loi,
Qu’on le brûle, qu’on le damne…
…
Ô oui débarrassez-moi
De ces mailles à l’envers
Qui filent à l’endroit
Où le cœur se resserre,
Où le corps se tient à l’étroit
De peur qu’on le condamne,
Qu’on le déclare hors-la-loi,
Qu’on le brûle, qu’on le damne…
Exaucez mes dernières
Volontés, aidez-moi ….
Elle
Et je reste des heures
Devant ma page blanche,
Vagabonde ferveur
Aujourd’hui c’est dimanche,
Lui
Tu es comme une fleur
Qui brûle et se consume,
En attendant l’erreur
D’un orage posthume,
Inventer des délires
Mais le désert t’a bue…
Lui
Loin des vents alizés
Invitant au voyage,
Ton rêve s’est brisé,
Ton cœur a fait naufrage…
Elle
Seul mon parfum me suit
Exhalant sa fragrance,
Au tréfonds de ma nuit
Aux magiques mouvances…
Tu voudrais tant écrire
Des paroles inconnues,
Inventer des délires
Mais le désert t’a bue…
Elle
Alors de tes accords
Tu enveloppes mon spleen
Etrange petite mort
Aux langueurs assassines…
Lui
Ton cœur lourd s’endimanche
Et ton regard sourit,
Oubliées tes nuits blanches
Tes mots se mélodient…
Tu voudrais tant écrire
Des paroles inconnues,
Inventer des délires
Mais le désert t’a bue…
Nuages
Lascivement lovés au-dessus de
nos têtes
Nuages
Eternels migrateurs, paysagistes
esthètes
Nuages
Ciel couvert, ouragan, de traîne ou de tempête
Nuages
Pointillés ou absents lors de nos soirs
de fêtes
Nuages
Je bénis celui qui vous dirige et
vous mène
Nuages
Vers des cieux plus sereins, vers des îles lointaines
Nuages
C’est vers vous que mes pensées ce soir me malmènent
Nuages
J’aimerais grâce à vous pouvoir calmer
ma peine
Nuages
A Etienne, s’il m’entend, je dédie
ce poème
Nuages
Pas seulement à lui mais à tous ceux
que j’aime
Nuages
Du rêve et de l’oubli je vous ferai l’emblème
Nuages
J’ai envie de vous suivre quand naissent les jours blêmes
La valse lente
Et lancinante
De nos émois
Rythme les pas…
Trois mots jetés
Sur un papier
Trois mots glissés,
Faux-pas rêvé…
Refrain
Sept lettres d’or,
Vivant poème,
Rêve cœur-à-corps
Je t’aime ! je t’aime !
Sept lettres d’or,
Vivant poème….
J’égrènerai
Sept petites lettres,
Je te vertigerai
La tête,
Les flots brûlants
De ton cœur-même
Diront " je t’aime,
Je t’aime, je t’aime …"
Je plongerai
Dans tes grands yeux
Pour m’y noyer
Comm’ le grand bleu…
J’y retiendrai
Toutes tes larmes
J’y serai chevalier
Sans armes
J’ai ciselé
Cette petite lettre
Comme un bijou
D’or, pour ton cœur,
J‘ envelopperai
Tes blessures traîtres
Dans l’ arc-en-ciel
De mes mots-doux
Pas trop longtemps, faut faire ça court
Passe la vie, passent les jours
Que reste t’il de vos atours ?
Alors si on chantait la vie,
Et puis si on changeait d’avis
Dans la minute sans préavis
Quitte à surprendre nos amis
Et on chant’ra encore l’amour
Et on donn’ra encore la vie
Et on rêvera des beaux jours
Et on chant’ra encore l’amour
Si on chantait plutôt les rêves
A tue-tête et sans faire de trêve
Pour qu’enfin surgisse la sève
De la jeunesse, de la relève
On rêv’ra de fraternité
De liberté, d’égalité
De partage, de paix retrouvée
Sans aucune arrière-pensée
Et on chant’ra encore l’amour
Et on donn’ra encore la vie
Et on rêvera des beaux jours
Et on chant’ra encore l’amour
L’Amour c’est pas sorcier …
J’aim’rais bien l’ rencontrer
Celui qui m’aim’rait vraiment,
Celui qui saurait m’écouter
Et qui n’ ferait pas semblant,
Un mec qui aurait envie
De moi à côté de lui,
Un mec qui serait gentil
Sans que je l’en supplie,
Qui m’aim’rait comme je suis
Et n’ viendrait pas seul’ment
Me voir quand il fait nuit
Pour se payer du bon temps…
J’voudrais bien vivre avant d’mourir,
Sans être trahie, sans avoir mal,
Sans voir le printemps défleurir
Pour un long hiver carcéral …
J’ sais plus si ça existe
Et s’ il est encore temps,
Si c’est un rêve d’artiste
Si ça existe vraiment,
Des mecs pas égoïstes
Des sincères pour longtemps
Qui partag’raient la vie,
L ’amour, passionnément,
Sans chercher à me faire mal
Ou à rafler la mise,
Quand sur un piédestal
La renommée les grise …
Car un jour la carapace casse
On prend son vol comme un rapace
Et on s’attaque à tout c’qui passe
Pour ne laisser que des carcasses…
Ca doit bien exister
Un mec qui parle céfran
Et puis qu’ est pas shooté,
Qui s’ prend pas pour Tarzan,
Qu’ est là quand tu cafardes
Puis qui te parle gentiment,
Un mec qui te regarde
Avec un regard franc,
Sans jouer au macho nul
Qui t’insulte et te vend
A d’autres sans scrupules
Qui te violent impunément …
Au lieu de prendre des coups au cœur,
Une coupe de champ’ ça s’rait meilleur,
J’ aim’rais mieux que tu m’offres des fleurs
Sans bleuets de toutes les couleurs…
Sans bleus et de toutes les couleurs ….
Que faire quand on vient d'hériter
Qui n'a même plus de toiture,
Qui s'met au vert, couleur nature ?
Les lierres enserrent les piliers
D' l'église, des dortoirs, des greniers,
Ca d'vient l' Club Méditerrannée
Pour tous les oiseaux du quartier!
Oui, trop, c'est trop !
Des coups en fraude,
Des " Pars! ", des "Oh!",
Quand l'abbé rôde! ...
A moi toute seule, j'ai fourni
Près d'la moitié des pierres tombales
Que vous pouvez voir par ici.
Il n'y avait rien d'immoral
Car le couvent tombait en ruines!
Au lieu d'remonter les murailles,
Je l'ai transformé en usine,
En une carrière de pierres de taille!
Et un jour, j'ai plus rien vendu,
Mon héritage n'existait plus!
Alors j'ai construit des cerceuils,
C'était bon pour mon portefeuille!
Mais des jaloux m'jetèrent un sort,
C'est sûr, quelqu'un voulait ma mort!
Mais c'est l'curé qu'a dû partir:
Y avait plus rien à démolir! ...
D'ces bouts d'trottoirs
Comme reposoirs
Je rêve D'Eden
De hottes pleines
De pommes d'amour
Et de velours
J’veux écouter rougir les c’rises
Là-haut dans mon jardin d’hiver,
Je vais partir, faire ma valise…
Et à moi le jardin d'hiver
Aller partout
M’faire oublier,
Oublier tout,
Quitte à chanter,
Dans un igloo,
Chez les Pygmées,
Pour les Zoulous,
Les Pieds Nickelés !…
J’veux plus d’cet’ vie,
Qui n’veut plus d’moi,
J’suis qu'un zombie
En mal de toit.
Ces mois d’hiver
Deviennent trop froids,
L’ émoi d’hier
S’en vient, s’en va…
A l’envers au jardin d’hiver
Même la nature a un drôle d’air,
J’en veux un bol avec deux pailles
Pour m’enivrer et puis bye-bye !…
Aller partout
M’faire oublier,
Oublier tout,
Quitte à chanter,
Dans un igloo,
Chez les Pygmées,
Pour les Zoulous,
Les Pieds Nickelés !…
Admettons qu'un jour je regrette
Que le mal du pays me guette
Qu'un jour l'envie vienne à m'manquer
Inutile alors d'espérer
Aller partout
M’faire oublier,
Oublier tout,
Quitte à chanter,
Dans un igloo,
Chez les Pygmées,
Pour les Zoulous,
Les Pieds Nickelés !…



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